Jeudi 28 février 2008
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Il y a des fois où, quand vous voyagez un peu, vous avez honte d'être montois. Ou plutôt d'être obligé de supporter l'image déplorable que donne Cesar de notre ville.
Nous étions jumelés avec les suédois Alingsös bien avant l'arrivée de l'impayable Labeyrie et cela fonctionne parce qu'il y a une association qui s'en occupe. Nous avons été ensuite
jumelés avec Tudela, ville de Navarre qui a beaucoup plus de points communs à Mont de Marsan. Hélas, Tudela a eu le malheur un jour de ne plus être de la même couleur politique que Mont de Marsan.
Le démocrate Labeyrie a vite coupé les ponts, lui qui avec ses amis, à une époque, allait faire les fêtes là-bas, laissant d'ailleurs le souvenir d'une rare impolitesse alors qu'ils étaient reçus
comme des rois. Aujourd'hui quand un peintre connu de Tudela vient exposer à Mont de Marsan (en août dernier), il n'y a aucun maire adjoint, une seule élue de la majorité (celle qui a fait venir le
peintre, par amitié, et la seule qui a gardé des contacts avec Tudela, elle ne se représente d'ailleurs pas sur la liste de César)... et moi, élu de l'opposition. J'ai d'ailleurs retrouvé l'artiste
les jours suivants.... à Dax, où il s'amusait plus qu'à Mont de Marsan. Pire, les liens ont été si distendus qu'il y a deux ans a eu lieu un grand échange gastronomique d'une semaine, entre
les cuisiniers de Tudela et ceux.... de Dax. Et quelle n'a pas été ma triste surprise, depuis deux ans, d'être invité par l'ex maire-adjoint de Tudela aujourd'hui député de Navarre,
à la caseta installée par Tudela, avec tous ses produits régionaux,... pour Toros y Salsa, à Dax. Dax qui est jumelé avec... Logroño. Cherchez l'erreur! Je ne parle même pas de l'accueil
inexistant quand ce Tudelan fidèle vient à la Madeleine. Heureusement qu'il s'est fait des amis. Et je ne parle même pas du jour où il était venu accompagné de Mariano Rajoy, simple député du PP
ami, à qui César avait à peine touché la main avant de tourner le dos. Ce monsieur est aujourd'hui en passe de devenir chef du gouvernement espagnol.
Quant à ceux qui ont de la mémoire, il pourraient se rappeler notre éphémère jumelage avec Botro, une commune africaine, qui a même eu une bodega à son nom et que le conseil municipal de l'époque
est allée visiter. Il est vrai que c'était au moment où l'humanitaire commençait à être porteur et M. Labeyrie, maire "de gôche" se devait de surfer sur la vague. Comme d'habitude, quand ça me
sert je prends, quand ça ne me sert plus je jette. Botro a-t-elle été rayée de la carte? Il est vrai que c'est moins populaire qu'Intervilles.
Alors oui, parfois j'ai honte.
Par André Marc Dubos
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