Mardi 4 mars 2008
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M. Labeyrie est étrangement silencieux sur les problèmes des gens du voyage à Mont de Marsan. Silencieux sur le déplacement obligatoire du camp de la route de Canenx (pour cause de
sécurité avec la base) au sujet duquel il a changé plusieurs fois d'avis pour des motifs bassement électoralistes, nous amenant aujourdhui à une impasse qui va coûter très cher aux
contribuables (2.500.000 euros prévus mais plus probablement 3.000.000 car il faut exproprier des montois!).
Tous les détails de ce projet et de ces errements catastrophiques sont sur le site de l'Alternative citoyenne, rubrique "Gens du Voyage".
Mais il est silencieux aussi sur le déplacement du camp du Rond, où il a laissé durant des années construire dans une zone inconstructible, la ville fournissant même des matériaux, et qui est
devenu un vrai quartier auquel ses habitants sont attachés depuis plusieurs générations, certains étant là depuis 1950. Grâce au travail de l'école du Péglé (qui a reçu pour ce travail un
prix de la Fondation de France), les jeunes générations sont désormais scolarisées et bien intégrées. Grâce à l'association Manouches-Gadgés (elle aussi récompensée par la Fondation de France pour
le projet d'une salle de quartier, construite par les habitants et inaugurée par le député et le conseiller général maire-adjoint de Mont de Marsan!) cette population a elle aussi
mieux partagé la vie montoise, même si tout n'est pas encore rose.
Alors que la plupart souhaite rester là à condition que l'on améliore simplement les services (l'arrivée d'électricité et d'eau sont insuffisantes pour le nombre d'habitations), acceptant
l'augmentation du prix de l'emplacement, M. Labeyrie veut maintenant les déplacer sous prétexte d'une nouvelle voie (qui ne passe pas sur le camp mais à côté, et dont l'utilité reste à prouver), en
leur offrant de déménager dans des logements sociaux (déjà en pénurie!) ou dans un futur quartier d'habitat adapté (mais on ne sait ni où, ni quand). En tout cas on peut imaginer ce que cela va
coûter au contribuable. Alors qu'une simple réhabilitation pourrait se faire à moindre frais et contenterait tout le monde.
Par André Marc Dubos
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